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Sneek peak : La navigation

Sneek peak : La navigation Posted on 28 August 2019Leave a comment

Quand on prépare le Rallye des Gazelles, tout le monde nous dit “Alors tu vas conduire?”, “ça doit être génial de conduire dans le sable et les dunes…”… Alors quand on leur répond que non, on ne souhaite pas conduire, qu’on a une super pilote qui fait ça nettement mieux que nous, vient la deuxième réaction “Ah mais du coup, tu vas faire quoi si tu conduis pas ?”

Et c’est là qu’on explique le rôle du co-pilote et notamment la navigation.

Dans notre binôme, vous l’aurez compris Laura gère le pilotage et moi, la nav’ : les rôles se sont définis tout seuls et on n’inverse jamais ! Après, chacune fait bien comme elle veut, mais c’est notre méthode chez nous, et elle a plutôt bien marché en 2016 ! Et on fera tout pour qu’elle marche encore en 2020 !

Et du coup, la nav’ concrètement, qu’est-ce que c’est ? Pour rappel, le Rallye des Gazelles est un rallye à l’ancienne, sans GPS, uniquement avec cartes, boussole, compas de visée… Il ne s’agit pas d’un rallye de vitesse, mais d’un rallye où le but est de faire le moins de kilomètres possibles par rapport au théorique. Et c’est là que la navigation rentre en jeu !

Le principe est le même pour chaque étape : les organisateurs nous fournissent les coordonnées GPS (longitude et latitude) ou les distances et orientation des différentes balises que l’on doit valider (la première balise est communiquée à l’arrivée le soir, les autres une fois cette première balise franchie). Les navigatrices doivent être concentrées et méticuleuses pour placer ces points sans aucune erreur sur les cartes fournies par l’organisation (et dieu c’est qu’avec la fatigue, le stress, la chaleur… une erreur peut vite être arrivée !!).

Une fois ces premières étapes validées par le binôme (Laura vérifie toujours que les points sont placés dans le bon carré sur la carte), on réfléchit de manière conjointe à la stratégie de la journée, aux parcours qu’on veut faire en fonction des éléments indiqués sur la carte sur le parcours théorique : et oui parfois, il y a des endroits infranchissables ou complexes pour lesquels on décide ensemble comment on va faire pour minimiser notre écart kilométrique.

Et ensuite on est parties ! La navigatrice vérifie donc les caps à suivre, en prenant des repères visuels (un caillou, un mini buisson, une montagne au loin…) pour guider sa pilote et atteindre les balises. Elle checke aussi la distance parcourue à chaque instant… un vrai travail de petite fourmi qui peut être très répétitif mais qui est indispensable pour se retrouver dans un désert immense et éviter de se perdre ! Et oui, on est vraiment un grain de sable dans ce désert marocain…

Enfin, dernier rôle de la navigatrice, celui de co-pilote pour aller anticiper le terrain avant que le 4×4 n’y passe (malheureusement un 4×4 ne passe pas facilement complètement partout, il est parfois nécessaire de réfléchir où passer pour réduire le danger / la casse). Du coup, être navigatrice c’est aussi être capable de lire le terrain en réel (en dehors de la carte) pour faire passer sa pilote dans des endroits improbables histoire de minimiser les détours et donc les kilomètres parcourus à la fin de la journée.

Pour viser le top 30 en 2020, la confiance, le dialogue et les prises de risques (contrôlés bien sûr) seront essentiels !

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